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Les labels, une garantie de bonne gestion pour le consommateur

La certification Forestière

PEFC

• Respecter la réglementation applicable en forêt
• Se former à la gestion durable des forêts
• Maintenir ou restaurer des zones d'intérêt biologique particulier
• Implanter des espèces adaptées et variées
• Mettre en place des peuplements mélangés
• Appliquer une sylviculture dynamique
• Laisser des arbres âgés ou morts
• Mettre en oeuvre des méthodes mécaniques de préparation du sol et favoriser des méthodes de défense biologique de préférence aux traitements chimiques
• Préserver les arbres remarquables
• Ne procéder aux coupes rases qu'avec discernement et ne jamais dépasser 10 ha
• Assurer l'équilibre forêt - gibier
• Accepter le contrôle d'un auditeur
• Rédiger un document de gestion

FSC

• Respecter les lois et traités internationaux en vigueur
• Droits de propriété clairement définis
• Reconnaître et respecter les droits légaux et coutumiers des populations autochtones
• Préserver le bien-être des populations locales
• Utilisation rationnelle des produits et services forestiers
• Conservation de la diversité biologique et des ressources en eau et des éco - systèmes fragiles


Pour pouvoir garantir au consommateur qu'il achète du bois sans se rendre complice de la déforestation, les démarches de certification (pour obtenir un label de “gestion durable”) se sont beaucoup développées ces dernières années. Au niveau mondial et surtout européen, deux labels principaux sont en piste qui soumettent la gestion forestière à des exigences de gestion “durable” : le label FSC et le label PEFC.

Qu'est-ce que la gestion durable d'une forêt ?

L'Union Européenne a défini le concept de gestion forestière “durable” lors d'une conférence
tenue à Helsinki en 1993 : il s'agit de “la gestion et de l'utilisation des terrains boisés, d'une
manière et d'une intensité telles qu'elles maintiennent leur diversité biologique, leur productivité, leur capacité de régénération, leur vitalité et leur capacité à satisfaire,
actuellement et pour le futur, les fonctions écologiques, économiques, sociales pertinentes,
au niveau local, national et international, et qu'elles ne causent pas préjudice à d'autres
écosystèmes.”

La question est donc de savoir comment s'appliquent au niveau du gestionnaire de bois ces
principes. C'est pourquoi les démarches de certification commencent par définir des critères
de gestion adaptés au contexte géographique, socio - culturel et économique. Les exigences
respectives des deux labels sont reprises en encadré ci-contre.

Favoriser les bois locaux

Consommer des bois locaux évite des transports inutiles, coûteux pour l'environnement.
Souvent ces essences locales sont négligées en faveur de bois plus exotiques. Pourtant, la
France possède la plus grande surface boisée d'Europe, dont la superficie augmente chaque
année. En 1945 la surface boisée était de 11 millions d'hectares. Aujourd'hui, les forêts
couvrent 16 millions d'hectares.