Le programme bois énergie vise à réaliser des chaudières bois en industrie du bois (autoconsommation) et en habitat tertiaire (piscine, lycée, logement, hôpitaux…) ainsi que dans les secteurs industriel ou agricole (serres maraîchères et horticoles). Il est porté financièrement par l'ADEME Bretagne, Le Conseil Régional de Bretagne et les quatre Conseils Généraux.
L'un des enjeux majeurs de ce programme est d'organiser l'offre en bois énergie pour garantir aux actuels et futurs utilisateurs du bois de la qualité en quantité.
La combustion du bois permet la récupération de chaleur ou d'électricité. Elle peut se faire à l'état de déchets bruts ou sous forme de produits préparés : granulés, briquettes, bûches reconstituées et bois déchiquetés.
Cette valorisation est utilisée par le chauffage au bois individuel ou collectif (écorces et sciures) ou par l'incinération. Seuls les déchets et sous-produits de bois non souillés peuvent être utilisés pour la valorisation énergétique dans des chaufferies à bois. Les déchets ou sous-produits de bois peuvent être valorisés énergiquement au sein même de l'entreprise qui les produit. Les économies réalisées peuvent amortir l'achat d'une chaudière à bois (qui peut être combinée à un autre mode de chauffage).
Matériau naturel, le bois se renouvelle rapidement grâce au cycle de croissance des arbres. La bonne gestion forestière qui prédomine historiquement en France et en Europe rend ce matériau largement disponible. Depuis 1850, la surface des forêts françaises a en effet doublé, elle couvre aujourd'hui ¼ de notre territoire et continue de croître.
Chaque année, en France, la récolte annuelle de bois (52 millions de m 3 en 2003) est inférieure à la production biologique de la forêt (84 millions de m3). Le bois est donc un combustible disponible, abondant, renouvelable et avec un large potentiel de développement.
La combustion du bois libère la quantité de CO2 qui a été mobilisée par l'arbre grâce à la photosynthèse. Ce CO2 sera remobilisé rapidement grâce à la croissance de la biomasse végétale (forêts, haies, cultures…).La consommation de bois permet donc d'éviter le rejet d'une quantité de CO2 qui aurait été produite par la combustion d'énergies fossiles.
La filière bois-énergie crée des emplois locaux. On estime à un emploi permanent par an l'activité liée au fonctionnement et à l'approvisionnement d'une chaufferie bois de 1 MW, soit la puissance de deux piscines ou d'un lycée. La filière bois-énergie crée 3 à 4 fois plus d'emplois que les filières énergétiques classiques.
Ces emplois locaux sont des emplois d'ouvriers du bâtiment ou de chauffagistes pour la création des chaufferies bois, d'exploitants ou d'industriels du bois pour l'approvisionnement, de chauffeurs pour le transport du bois et d'agents de maintenance pour l'entretien des chaufferies bois.