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Les classes de risques

Bien choisir son bois

Essences et durabilité ©Abibois
Tableau des classes de risques ©Abibois

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Pour évaluer l'exposition d'un bois à l'humidité, on distingue cinq classes de risques, en ordre croissant (selon la norme EN 335-2).

Si la durabilité naturelle d'une essence n'est pas suffisante selon la classe de risques où l'essence est mise en œuvre, on peut :

  • Choisir une autre essence, plus durable naturellement
  • Appliquer un traitement de préservation (attention toutes les essences ne sont pas aptes à recevoir un tel traitement)

Les classes de risques déterminent la situation du bois en service et l'évaluation des risques d'altération biologiques.

La préservation

Il existe plusieurs méthodes et process de traitement, suivant le type et le niveau de protection souhaités, suivant la nature du bois, et particulièrement son niveau d'imprégnabilité. Les procédés les plus répandus sont les apports de solutions chimiques de protection.

LE TRAITEMENT PAR BADIGEONNAGE OU ASPERSION (essentiellement classe de risque 1)
Les produits de traitement sont passés en surface soit par pulvérisation, soit par badigeonnage. Le traitement n'est efficace que sur une profondeur de quelques millimètres et ce traitement doit être fait sur les surfaces finies des produits. Le badigeonnage doit être réservé à des applications ponctuelles, par exemple après une coupe ou une taille de charpente.

LE TRAITEMENT PAR TREMPAGE (essentiellement classe de risque 2)
Les bois sont immergés dans des bacs remplis de produits organiques ou hydrodispersables. La pénétration des produits de traitement est plus importante et dépend des caractéristiques d'imprégnabilité de l'essence du bois traité. La protection reste néanmoins superficielle et doit donc être faite sur des produits qui ne seront pas usinés ou transformés.

LE TRAITEMENT PAR AUTOCLAVE (essentiellement classes de risque 3 et 4)
Les bois sont traités par des systèmes d'injection de produits selon différents procédés qui conduisent à traiter tout le volume imprégnable de l'essence, en général l'aubier et une partie du cœur dans le cas d'essences de bois ou l'aubier et le cœur ne sont pas différenciés. Les produits utilisés sont de type hydrosolubles et donnent au bois une couleur verte (dûe à la présence de cuivre) qui s'estompe avec le temps.

 

Des procédés de traitement sans apports de composants chimiques se développent. Ils sont fonction des essences de bois et des sections des produits finis.

LE TRAITEMENT THERMIQUE
Modification de la structure interne du bois par haute température. 
Les procédés de traitement thermique consistent à placer les bois dans des fours où la température est portée entre 190°C et 210°C, dans une atmosphère ambiante modifiée et adaptée pour éviter la combustion du bois. Il existe plusieurs procédés, en particulier le « bois rétifié » ou « traité haute température ». L'amélioration de la durabilité est fonction des essences de bois. Ce procédé présente une alternative intéressante à l'utilisation de bois tropicaux grâce à la teinte brun foncé qu'il confère au bois. Le bois traité perdant de sa résistance mécanique, le traitement thermique est réservé exclusivement aux bois non structuraux (bardage, clôture).

LE TRAITEMENT OLÉOTHERMIQUE
Protection par des bains d'huile à haute température. 
Le procédé de traitement oléothermique consiste à tremper les bois, éventuellement humides, dans des bains successifs d'huile chaude d'origine végétale sous pression atmosphérique. Ces procédés sont en cours de développement. Ils présentent l'avantage de stabiliser les bois et d'améliorer leur durabilité avec des produits respectant les exigences environnementales.