Imprimer Envoyer a un ami

Le bois, un système constructif de haute technologie

Les procédés de la construction bois

Charpente bois ©Abibois
Mur ossature bois ©Abibois


Du plancher à la charpente, le bois décline sa technicité

Les charpentes

La charpente d'une réalisation sert à soutenir la toiture.

Charpentes industrialisées ou fermettes

Les charpentes de ce type sont constituées de planches en bois ou en dérivés, assemblées entre elles par l'intermédiaire de plaques métalliques (connecteurs) assemblées à la presse. Très économiques, les fermettes sont très utilisées dans les constructions neuves. Cependant, ce type de charpente n'est pas toujours adapté pour les combles habitables.

Charpentes lamellées collées

Charpentes de bâtiments et éventuellement d'ouvrages d'art constituées principalement d'éléments en bois lamellé-collé mais pouvant incorporer des éléments en bois massifs ou d'autres constituants (poutres en I, tirants métalliques, etc). La charpente lamellée collée est très utilisée dans les bâtiments industriels et sportifs car elle permet d'atteindre des portées très grandes (> 100 m).

Charpentes traditionnelles

Charpente de bâtiments constituée principalement d'éléments en bois massif et assemblée soit par profils complémentaires (embrèvements, tenons-mortaises, enfourchements…) soit par moisement et tiges métalliques (pointes, boulons) ou organes spéciaux (crampons, anneaux). La charpente traditionnelle est utilisée dans la rénovation, les hangars agricoles ou bien encore pour obtenir de grands volumes sous les toits.

Les systèmes structurels

Murs à ossature bois

Structure composée d'un tramage régulier de pièces de bois verticales (les montants), et de pièces horizontales en partie haute, basse et médiane (les traverses et les entretoises), clôturant ainsi l'ensemble afin de former une ossature sur laquelle est fixé un voile travaillant en panneau dérivé du bois. Les cavités du panneau à ossature bois ainsi obtenu sont remplies avec un isolant adapté, puis les revêtements intérieur et extérieur sont fixés sur l'ossature. L'ossature bois est le principe de construction le plus utilisé dans le monde.

Le poteau poutre

C'est le prolongement historique du colombage ou “pan de bois” car les montants de la structure sont continus du sol à la toiture. Il est composé de poteaux et de poutres en bois massif ou lamellécollé, de forte section. Le “squelette” étant stable sans la participation des éléments de façade, il permet donc d'obtenir des grands volumes et des grandes ouvertures.

Murs en bois massif

Bois empilé

Les constructions en bois massif, également appelées constructions en bois empilés, sont des techniques de construction bois dont le principe consiste à empiler des pièces de bois de grandes longueurs les unes sur les autres. Les pièces en bois sont différemment profilées selon les techniques, de façon à s'emboîter l'une sur l'autre et permettre ainsi une parfaite étanchéité à l'air et à l'eau.

Mur en bois massifs reconstitués

Le collage ou clouage de trois, cinq ou sept couches croisées de planches permet de construire des pans de murs monolithiques. Ils prennent la forme de panneaux de bois massif de 9 à 35 cm d'épaisseur, s'employant d'un seul tenant, pour construire des parois verticales d'un ou plusieurs étages, des planchers et des toitures.

Éléments composites industrialisés de parois

Éléments structurels non traditionnels (ne relevant pas d'un DTU) permettant de réaliser des parois : horizontales (plancher), verticales (murs), inclinées (toitures). Ex. : panneaux d'ossature bois incluant déjà l'isolation, le revêtement intérieur, les réseaux. Ou bien, éléments de toiture incluant le chevronnage, l'isolation, et le revêtement intérieur.

Les planchers

Planchers mixtes bois-béton

Plancher constitué d'une dalle de béton liée mécaniquement par des organes de connexion à des poutres en bois. Le principe de collaboration entre un solivage bois et une dalle béton consiste à faire travailler, grâce à la mise en oeuvre de connecteurs, le béton en compression et le bois en traction, utilisant ainsi au mieux les propriétés des deux matériaux. Cette technique, particulièrement indiquée dans le cadre des réhabilitations de structures anciennes, permet ainsi d'augmenter notablement la rigidité et la résistance des planchers en bois.