Pour pouvoir garantir au consommateur qu'il achète du bois sans se rendre complice de la déforestation, les démarches de certification (pour obtenir un label de “gestion durable”) se sont beaucoup développées ces dernières années. Au niveau mondial et surtout européen, deux labels principaux sont en piste qui soumettent la gestion forestière à des exigences de gestion “durable” : le label FSC et le label PEFC.
L'Union Européenne a défini le concept de gestion forestière “durable” lors d'une conférence
tenue à Helsinki en 1993 : il s'agit de “la gestion et de l'utilisation des terrains boisés, d'une
manière et d'une intensité telles qu'elles maintiennent leur diversité biologique, leur productivité, leur capacité de régénération, leur vitalité et leur capacité à satisfaire,
actuellement et pour le futur, les fonctions écologiques, économiques, sociales pertinentes,
au niveau local, national et international, et qu'elles ne causent pas préjudice à d'autres
écosystèmes.”
La question est donc de savoir comment s'appliquent au niveau du gestionnaire de bois ces
principes. C'est pourquoi les démarches de certification commencent par définir des critères
de gestion adaptés au contexte géographique, socio - culturel et économique. Les exigences
respectives des deux labels sont reprises en encadré ci-contre.
Consommer des bois locaux évite des transports inutiles, coûteux pour l'environnement.
Souvent ces essences locales sont négligées en faveur de bois plus exotiques. Pourtant, la
France possède la plus grande surface boisée d'Europe, dont la superficie augmente chaque
année. En 1945 la surface boisée était de 11 millions d'hectares. Aujourd'hui, les forêts
couvrent 16 millions d'hectares.